Inscriptions

1. La pierre de Chagnon

Le seul élément écrit lié aux aqueducs de Lugdunum dont on dispose est la pierre de Chagnon. Cette plaque de grès a été trouvée en 1887 dans le secteur de l’aqueduc du Gier au contournement de la vallée de la Durèze. Elle mesure 1,58m sur 0,62 et porte l’inscription latine suivante :

EX AVCTORITATE / IMP(eratoris) CAES(aris) TRAIA / NI HADRIANI / AVG(usti) NEMINI / ARANDI SER / ENDI PANG / ENDIVE IVS / EST INTRA ID / SPATIUM AG / RI QVOD TVTE / LAE DVCTVS / DESTINATVM EST

Ce qui se traduit ainsi :

« Par ordre de l’empereur César Trajan Hadrien Auguste, personne n’a le droit de labourer, de semer ou de planter dans cet espace de terrain qui est destiné à la protection de l’aqueduc »

Ce texte reprend les termes d’une législation générale définie sous Auguste en 11 et 9 av J.C. et consignée par Frontin dans son traité sur les aqueducs. La pierre de Chagnon est un avertissement assez général. Une inscription analogue pour l’aqueduc de Venafro en Italie chiffre l’éloignement imposé à 8 pieds. Ici rien de tel. Deux interprétations sont possibles :
L’aqueduc du Gier date d’Hadrien, donc entre 117 et 138, ce qu’affirment les guides touristiques. Mais l’avertissement manque de la précision utile à son application.
Sous Hadrien, un simple rappel de la loi était nécessaire, peut-être après une inspection et une remise en ordre de la zone protégée. Dans ce cas l’aqueduc serait plus ancien que l’époque d’Hadrien.

Extrait de http://fr.wikipedia.org/wiki/Aqueduc_du_Gier